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Associé : quelles conditions pour créer une SAS ?

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La Société par Actions Simplifiée (SAS) est un type de société très flexible et attractif pour de nombreux entrepreneurs. En effet, sa création offre de nombreux avantages tels que la limitation de responsabilité des associés, la possibilité d’organiser librement le fonctionnement de la société ou encore la fiscalité avantageuse. C’est pourquoi devenir associé d’une SAS peut être une décision stratégique pour les entrepreneurs souhaitant allier souplesse juridique et protection de leur patrimoine.

Quelles sont les conditions juridiques pour devenir associé d’une SAS ?

Devenir associé d’une SAS est possible pour de nombreuses personnes, à condition de respecter certaines conditions.

La personnalité juridique : une diversité d’associés potentiels

L’associé d’une SAS peut être aussi bien une personne physique qu’une personne morale. Par exemple, une SAS peut être associée à une autre SAS, favorisant ainsi la création de liens commerciaux ou stratégiques entre différentes entités. Cette flexibilité permet à une société de s’associer avec des partenaires adaptés à ses besoins spécifiques.

La nationalité : une ouverture aux étrangers avec des formalités administratives

Il n’existe pas de conditions de nationalité pour devenir associé d’une SAS. Ainsi, les personnes de nationalité étrangère peuvent également devenir associées. Toutefois, une déclaration administrative préalable est souvent nécessaire afin d’informer les autorités compétentes de cette association d’intérêts. Par exemple, un entrepreneur allemand peut légalement devenir associé d’une SAS française en suivant les démarches appropriées.

Les incompatibilités : une liberté de cumul d’actions

Un associé détenant déjà des actions dans une autre société peut cumuler les actions de la SAS sans limites. Cette absence de restrictions favorise la liberté des associés à s’engager dans différentes entreprises. Ainsi, un individu peut être associé d’une SAS tout en étant actionnaire d’une autre société dans le même secteur d’activité.

La capacité : une ouverture aux personnes frappées de mesures d’incapacité

Un majeur sous tutelle ou sous curatelle peut devenir associée d’une SAS. Dans ce cas, c’est le représentant légal qui souscrit les actions au nom de la personne et pour son compte. Par exemple, un tuteur peut agir au nom d’une personne sous tutelle en tant qu’associé d’une SAS.

De plus, les mineurs émancipés ont la possibilité de souscrire des actions seuls, tandis que les mineurs non émancipés requièrent l’intervention de leur parent ou tuteur.

Quelles sont les conditions financières pour devenir associé d’une SAS ?

Pour devenir associé dans une SAS, il est nécessaire de réaliser un apport au capital social de la société, en échange duquel l’associé reçoit des actions. La loi ne fixe aucun montant minimum pour le capital social, il est donc possible de constituer une SAS avec un capital symbolique de 1 €. Cependant, il est rare que ce soit le cas, car un capital trop faible peut engendrer des difficultés financières et nuire à la crédibilité de la société.

Les associés sont responsables de déterminer le montant du capital social dans les statuts de la SAS. Celui-ci peut être variable et être composé d’apports en numéraire (argent) ou d’apports en nature (biens). Il est également possible de faire un apport en industrie, c’est-à-dire un apport de savoir-faire ou de compétences. Toutefois, ce type d’apport ne participe pas à la constitution du capital social, mais donne droit à l’attribution d’actions qui ne peuvent être cédées.

Quelles sont les étapes pour créer une SAS ?

Les formalités de création d’une SAS sont plutôt simples, à condition de respecter l’ordre juridique demandée par les autorités administratives.

L’étape de la rédaction des statuts

Les associés doivent se réunir pour établir les statuts de la SAS, qui comprennent les informations sur le capital social, l’objet social, l’identité des associés et des dirigeants, ainsi que les règles de fonctionnement de l’entreprise.

La nomination d’un commissaire aux comptes

Si la SAS dépasse certains seuils de chiffre d’affaires, d’effectif ou si elle appartient à certains secteurs d’activité nécessitant un commissaire aux comptes, la nomination d’un commissaire aux comptes est obligatoire.

Le dépôt du capital social

Le capital social de la SAS doit être intégralement libéré avant sa création et être déposé sur un compte bancaire bloqué au nom de la société.

L’enregistrement des statuts auprès du greffe du tribunal de commerce

Une fois les statuts rédigés et signés par les associés, ils doivent être enregistrés auprès du greffe du tribunal de commerce compétent. Cela implique le dépôt d’un dossier comprenant certains documents spécifiques.

L’annonce légale de la création de la SAS

La création de la SAS doit être publiée dans un journal d’annonces légales, afin d’informer le public de l’existence de l’entreprise et de sa création.

L’obtention du numéro SIRET

Après l’enregistrement des statuts auprès du greffe du tribunal de commerce, la SAS reçoit un numéro SIRET, qui est essentiel pour son identification auprès des administrations et des partenaires commerciaux.

L’immatriculation de la société

À partir du 1er janvier 2023, la demande d’immatriculation de la société doit être effectuée auprès du guichet unique, qui remplace les centres de formalités des entreprises (CFE). Les documents nécessaires pour accompagner la demande d’immatriculation d’une SAS sont les suivants :

  • une pièce d’identité valide des dirigeants de la SAS (président, directeurs généraux)
  • une attestation de domiciliation, un justificatif de domicile de moins de 3 mois
  • un dépôt de fonds du capital social avec l’ouverture préalable d’un compte bancaire au nom de la société
  • deux exemplaires des statuts rédigés par les associés ou avec l’aide d’un avocat spécialisé
  • un acte de nomination du président de la SAS
  • une liste complète des souscripteurs (associés)
  • une déclaration sur l’honneur de non-condamnation pour le dirigeant désigné
  • un justificatif de publication d’un avis de création dans un journal d’annonces légales
  • un formulaire unique (ancien formulaire M0) dûment rempli
  • une déclaration des bénéficiaires de la SAS
  • un chèque pour le greffe du tribunal de commerce.

Quels sont les droits d’un associé de SAS ?

Les associés d’une SAS disposent de différents droits en tant que propriétaires de la société. Ces droits se traduisent notamment par leur participation aux assemblées générales, leur droit de vote, leur part dans les bénéfices réalisés par la société, leur accès aux informations relatives à la société ainsi que leur droit d’action en justice en cas de violation de leurs droits.

Droits politiques des associés

Les associés d’une SAS ont le droit de participer activement aux assemblées générales de la société. Ils doivent être convoqués préalablement à toute réunion. Cela leur permet de prendre part aux décisions importantes concernant la gestion de la société, l’approbation des comptes, etc.

Droits financiers des associés de la SAS

Les associés ont le droit de recevoir une part des bénéfices réalisés par la société. Lors de la distribution des dividendes, chaque associé a le droit de percevoir sa part proportionnelle à ses actions détenues. Cependant, les statuts peuvent prévoir des modalités spécifiques quant à la répartition des bénéfices.

Droit à l’information des associés

Les associés ont le droit de connaître la situation de la société. Ils ont également accès aux documents importants tels que les comptes annuels, les rapports de gestion, etc. Ce droit à l’information est défini dans les statuts de la SAS et permet aux associés de surveiller la santé financière de la société et de participer activement à sa gestion.

Droit d’alerte des associés

Les associés détenant plus de 5 % du capital social bénéficient d’un droit d’alerte. Cela leur permet de poser des questions spécifiques au président de la SAS concernant la gestion de la société. Ce droit renforce la transparence et la responsabilité des dirigeants vis-à-vis des associés.

Autres droits des associés

En plus des droits précédemment mentionnés, les associés de la SAS ont d’autres avantages. Ils ont notamment le droit de :

  • Agir en justice pour la défense de leurs droits personnels en cas de violation par la société ou les dirigeants.
  • Demander la désignation d’un expert chargé de présenter un rapport de gestion en cas de besoin.
  • Céder leurs actions à un tiers, sous réserve des conditions prévues dans les statuts de la SAS.